DES  SUMENOIS  DE  NAISSANCE, D'ADOPTION
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Général Jean François Xavier de MENARD

(1756 - 1831)

 

Jean-François-Xavier DE MENARD appartenait à une vieille famille des Cévennes . Il naquit à Sumène le 9 septembre 1756.

Biographie de la vie de Jean François Xavier DE MENARD

Texte de François ROUVIERE « Jean-François-Xavier De Ménard, général, administrateur du Département du Gard, député à l'Assemblée Législative"




 

 
Dans le vallon du Recodier, la résidence du Général de Ménard







 

Jean Aurèle de BOISSEROLLE-BOISVILLIERS

 

Il est né le 3 septembre 1764 à Paris et mort à Sumène le 1er février 1829. 

Il était le beau-frère de Jean-François-Xavier de MENARD (leurs plaques souvenirs se font face dans le cimetière de Sumène
)
 

Le texte ci-dessous est issu de l'entrée « BOISSEROLLE-BOISVILLIERS (JEAN-AURELE de) », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850 , le texte étant dans le domaine public.

Il était le fils du comte de Boisserolle, conseiller au parlement de Montpellier. Sa mère était la nièce du célèbre financier Law.  Il entra au service le 1" avril 1782 comme sous-lieutenant dans la légion dite de Luxembourg, avec laquelle il fit les guerres de 1782 et 1783 aux Indes-Orientales. De retour en France, en février 1784, il fut présenté à Madame, tante du roi, et le 2 avril 1785, il fit partie de la Maison du roi, en qualité de lieutenant des gardes du corps. Quand vint la Révolution et après le licenciement de la Maison du roi, le 12 septembre 1791, il émigra ; mais sa mère fut alors obligée de se cacher et ses sœurs furent emprisonnées.

Cédant aux instances de son vieux père, M. de Boisserolle fit taire les craintes que pouvait lui donner son titre d’émigré, rentra en France et se retira auprès de son père, dans le département du Gard. Un jour une douzaine de paysans tirèrent sur lui et il ne fut pas même blessé. Quand la garde nationale du pays fut appelée à la défense des frontières des Pyrénées, ce fut M. de Boisserolle, celui-là même qu’ils avaient voulu tuer, qu’ils élurent pour commandant du 8e bataillon des volontaires du Gard (1er novembre 1793).

De retour à Paris, en 1797 il entra dans l’état-major, où il resta jusqu’au moment où il partit pour l’expédition d’Égypte, avec le général Bonaparte, en qualité de lieutenant du génie ; il en revint avec le grade de capitaine.

Peu après il fut appelé à Paris pour assister au couronnement de l’Empereur. C’est à cette époque qu’il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur. Il fut ensuite envoyé à Gônes, pour y organiser la gendarmerie ; il rentra ensuite dans l’armée active, fit les campagnes d’Italie, d’Allemagne, de Prusse et de Pologne, et enfin fit partie de l’expédition de Russie. Il venait d’être promu au grade de général de brigade le 4 juillet 1813 après une affaire dans laquelle il s’était particulièrement distingué. En récompense de ce fait d’armes, l’Empereur le nomma officier de la Légion d’honneur, le 31 juillet 1813.

A Moscou, il reçut le titre de baron de l’Empire. Pendant la retraite, il fut abandonné au pied d’un arbre, où il serait mort sans l’humanité d’un grenadier qui lui desserra les dents avec la lame de son couteau, et fit couler sur ses lèvres la dernière goutte d’eau-de-vie qu’il possédait. Ses yeux s’étant entr’ouverts, le brave grenadier courut au bivouac, y prit une brouette, l’y coucha en travers et le rapporta au camp. Malheureusement cette vie devait être désormais bien douloureuse, puisqu’il avait eu les pieds gelés. Aussi ne put-il assister à la désastreuse journée de Waterloo ; et quand Louis XVIII, en lui envoyant la croix de Saint-Louis, voulut lui confier le commandement du dépôt du Calvados, auquel Napoléon l’avait précédemment appelé, il dut répondre à cette haute faveur par la demande de sa retraite, qu’il obtint le 9 septembre 1815.

De 1815 au 1er février 1829, époque de sa mort, le général de Boisserolle se livra à l’étude d’une langue qui avait été la passion constante de sa vie. Il fit une grammaire et un dictionnaire sanscrit. Les deux ouvrages ont été publiés à l’étranger, sous un autre nom que celui de l’auteur.






 



 
 
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